Certains textes ne se montrent qu'à la nuit tombée, furtivement. Essayer ?
Perdu ! Revenez plus tard. Bonne chance.
Gagné ! Vous pouvez lire "Eliott et les envahisseurs" ou "Les yeux de Bastet".
1.
La porte en bois est là. Juste à côté de ma chambre, quand j’arrive en haut de l’escalier. À l’étage, c’est la seule qu’est pas belle. Elle s’ouvre pas.
Maman dit que quand j’étais petit, je marchais à quatre pattes. Je m’arrêtais la tête contre cette porte. Je cognais contre le bois pour ouvrir. Avec les autres portes, les blanches, celle de la chambre
des parents, de mon petit frère, de la salle de bains, ça marchait au bout d’un moment. Mais celle-là, non, elle reste fermée. Maintenant que j’ai quatre ans, je le fais plus. J’empêche Damien
d’aller vers cette porte. J’ai bien vu que Maman aime pas quand on s’approche. Je me demande ce qui ya derrière. Peut-être une bête sauvage. En tout cas, cette porte, elle est dure et moche.
2.
Parfois, quand les parents ne sont pas en haut, j’essaie d’ouvrir la grande porte en bois. La poignée tourne dans le vide. Je secoue la porte, mais ça ne fait rien. C’est comme quand Damien veut mes jouets.
Depuis que j’ai sept ans, je peux ranger mes jouets et mes crayons dans mon coffre. Comme ça, Damien peut pas me les prendre, abîmer mes jouets ou faire des bêtises avec les crayons-feutres. Les parents
m’ont donné une clé grise avec un ruban bleu, je ferme le coffre à clé et je la mets dans mon tiroir. Comme ça, il reste fermé. J’ai demandé à Papa :
― La grande porte en bois, elle est fermée à clef ?
Il a froncé les sourcils, jeté un regard bizarre vers Maman. Ensuite il a baissé la tête derrière son journal.
― Hum ! Oui, c’est ça, à clef !
Maman avait sa bouche comme quand j’ai fait une bêtise, alors, j’ai vite dit :
― Damien veut toujours jouer avec mes feutres quand je dessine, il m’énerve !
J’ai bien vu les yeux noirs que Maman enfonçait dans le visage de Papa et j’ai filé dans ma chambre.
Les jours suivants, j’ai bien regardé la porte en bois. Elle n’est pas faite comme les autres à l’étage. Plus lourde quand on la secoue. Elle ne sonne pas creux quand on frappe avec l’index. C’est comme
s’il n’y avait pas une chambre derrière. Ni un placard. Ni rien qui ressemble à chez nous. Juste du noir épais et très lourd. Comme si c’était le milieu de la terre là-derrière.
J’ai cherché la clé. Partout. La clé de ma chambre rentre dans la serrure. Mais elle ne tourne pas, même si je force avec la pince des outils de papa. Les clés des autres chambres, pareil. Je les ai toutes essayées.
Toutes celles qui traînent dans le garage aussi. C’est juste une grosse porte solide en bois, fermée à clé. Même pas peinte.
Tiens oui, pourquoi ils l’ont pas peinte ? Maman peint tout en blanc dans la maison. Les murs, les plafonds et même les meubles. Quand elle a voulu peindre mon coffre, j’ai crié :
― Non ! Non Maman ! Pas mon coffre à jouets ! Pas mes jouets !
― D’accord, d’accord. Mais alors, quand tu as fini de jouer, tu ranges tout dans le coffre. Promis ?
― Promis, Maman, c’est promis !
Peut-être derrière la porte, il y a quelque chose qui a crié :
― Non ! Non Virginie! Pas la porte en bois !
En tout cas, Maman n’est pas contente de cette porte. Je vois sa bouche quand on en parle. Peut-être qu’elle en a un peu peur. C’est vrai qu’il y a un truc qui fait peur. J’ai remarqué ça depuis une semaine.
Le soir, cette porte change de couleur. Elle devient plus foncée. Marron foncé. Presque la même couleur que la tête du ver de terre que j’ai écrasé ce matin entre deux pierres. Ou la couleur quand je tue
un autre petit animal sur la pierre dans le fond du jardin, en cachette des parents et de Damien.
3.
Ce matin, les parents ont démarré la chaudière. Dans toute la maison, les radiateurs glougloutent. Celui de ma chambre n’arrête pas de tousser, d’éternuer. Pas moyen de lire Stephen King tranquillement sous ma couette.
Alors je suis sorti rejoindre ma bande des copains du collège. On a décidé que cet après-midi, ce serait la guerre contre les gars du Pré Launay. On est tous allés détruire leurs cabanes dans le petit bois. Le bois
de la Tête Ronde, c’est chez nous. Ils devraient le savoir, depuis cet été. On y est allés avec des bâtons et on a tout cassé. Ils étaient pas là, sinon ils auraient morflé, ces pauvres nains.
Quand je suis rentré, le soir, assez excité contre ces bâtards du Pré Launay, les tuyauteries de la maison soufflaient comme un vieux matou asthmatique. Visiblement, ça ne plaisait pas à la porte en bois. Elle
n’arrêtait pas de battre contre son chambranle. En plus, elle était maculée de traînées rougeâtres qui dégoulinaient jusqu’en bas. Je comprends pas pourquoi les parents la repeignent pas, une bonne fois pour toutes.
Comme ça, ce merdeux de Damien cesserait son cinéma. Là, il était enfermé dans sa chambre, mort de trouille à cause de ce tremblement de planches malades. Maman lui a refilé sa pétoche. Elle m’énerve cette porte.
Demain je vais forcer la serrure dès que les parents se seront cassés. On verra bien si elle résiste longtemps.
Je suis réveillé. Mais je ne peux pas bouger. Je suis dans du coton. Mes paupières sont lourdes. Quand je parviens à ouvrir les yeux une seconde, tout est blanc. J’entends des bruits d’ustensiles métalliques.
Puis je replonge.
― Alors, on fait surface ? Enfin ?
La voix est dense et me remplit la tête. Une voix de femme autoritaire.
― Polytraumatismes, estafilades à l’avant-bras gauche ainsi qu’à la cuisse, hémorragie et choc allergique, tu nous as fait un cocktail jamais vu dans le service. Et deux jours de coma. Bravo ! Un jour
tu nous expliqueras comment tu as réussi tout ça !
Le week-end suivant, je quitte l’hôpital. Ils m’ont rendu le tournevis de mon père et mes lunettes brisées. Je n’ai toujours aucun souvenir de ce qui s’est passé. Rien. Le blanc intégral. Les parents n’en savent
pas plus. Damien jure que lui non plus. Mais je ne suis pas sûr de les croire, surtout le Damien...
4.
Aujourd’hui, j’étais dans le bois de la Tête Ronde avec Romain et deux filles du Pré Launay, Océane et sa sœur aînée Léa. À un moment, Romain et Océane sont partis hors de vue sur la gauche vers Villiers.
Avec Léa, on les a cherché un bon moment. Les sentiers étaient envahis par les ronces et nous devions souvent avancer l’un contre l’autre. La chaleur de son bras, le mouvement de son dos lorsqu’elle passait devant,
le rouge qui montait à ses joues mettaient le feu dans mon corps. Je marchais dans une bulle de désir nommée Léa. Après un passage plus difficile, elle s’est tournée vers moi, elle a souri lentement et elle m’a dit
bien en face :
― Ils n’ont peut-être pas envie qu’on les retrouve tout de suite.
Ça s’est fait tout seul. J’ai fait deux pas en avant et j’ai embrassé sa bouche. Sa langue était brûlante. Elle n’arrêtait pas de caresser la mienne et de lui donner un goût de fruit chaud. On s’est embrassés
comme des fous pendant longtemps, encore et encore. Je n’arrivais plus à respirer.
On a avancé un peu dans le bois. De temps en temps, on s’arrêtait pour s’embrasser encore. Quand j’ai posé ma main sur le devant de son chemisier, elle n’a pas eu l’air surprise. Elle a bloqué ma main avec la sienne
et elle a dit :
― Non. Tu es trop jeune pour l’amour.
― Mais non ! Pourquoi tu dis ça ?
― Beaucoup trop jeune !
Son visage était devenu beaucoup moins souriant. Je suis resté immobile, alors qu’elle marchait déjà vers l’entrée du bois. On s’est quittés en arrivant à la route, à moitié fâchés.
Depuis, j’ai rencontré d’autres filles. Comme Romain, j’ai toujours une ou deux petites copines. Mais la fois avec Léa, j’y pense toujours. Quand je rencontre une nouvelle, je lui montre ma cicatrice au bras.
Je dis juste que c’est arrivé devant une porte qui ne s’est jamais ouverte, à un moment où je n’étais pas conscient. Ça l’impressionne toujours. Si elle demande :
― Je peux toucher ?
Je réponds :
― Non, pas maintenant. C’est trop sensible. Il faut de la pommade verte et des massages très légers, du bout des doigts.
Souvent, je l’emmène dans le bois, loin des regards des copains. A un moment, fatalement, elle attend quelque chose, un geste, un mot tendre. Et c’est l’instant où je dis, d’un ton ferme :
― Non. Tu es trop jeune pour l’amour.
Et je guette les larmes au coin de ses yeux.
Un jour, j’ai essayé de faire revenir Léa dans le bois. J’ai demandé à Romain de convaincre Océane d’y venir avec Léa. Mais ni l’une ni l’autre n’ont voulu de ce remake. Quand je suis revenu chez moi,
la porte brune tressautait et un peu de poussière ou de fumée pénétrait dans le couloir par le trou de la serrure. Un message pour moi ? Des pouvoirs particuliers seraient cachés derrière cette porte ?
Je devine qu’il pourrait y avoir des marches qui montent vers un grenier, un espace dissimulé aux habitants de la maison. Je colle mon œil ou mon oreille contre la serrure. Rien. Du noir épais. Un silence infini.
5.
Quand il y a de l’orage, comme ce soir, je m’endors en rêvant à des choses insensées.Le tonnerre gronde et me réveille au milieu d’une histoire sans queue ni tête. Léa est adossée à la porte brune et
je l’embrasse, serré contre elle. A travers son corps, je sens la porte qui vibre, qui hoquette. Un nuage gris sort de la serrure et nous enveloppe. Elle ne pense qu’au baiser. Moi j’ai du mal à respirer.
Brusquement je me réveille vraiment, en sueur, le nez dans mon oreiller humide.
― Idiot ! Tu t’étouffes tout seul !
Je rejette la couverture et j’essaie de voir à travers les volets. Un éclair déchire la nuit. Aussitôt après, une explosion retentit au dessus de ma tête. Cette fois, c’est tombé sur nous. Puis des bruits étranges
viennent du couloir. Des éclaboussures d’eau, des sifflements du vent. Quand je me lève et que je marche dans le couloir, je découvre la porte de bois grande ouverte. Des marches poussiéreuses et étroites.
Les bruits viennent de là-haut.
Toujours en slip, je monte quelques marches. Il fait plus frais, mais tout est obscur. Je redescends un instant jusqu’à ma chambre pour empoigner la lampe de poche. Silence pour ne pas avoir ce merdeux de Damien
dans mes pattes, ou pire, les parents réveillés. Mais le bruit de l’orage couvre tout.
Sur les marches, les traces de mes pieds nus me précèdent. Ma lampe est un peu faible. Je me heurte à une trappe de bois brut. Lourde au-dessus de ma tête, mais elle bouge. Je décide de refermer la porte brune
derrière moi pour continuer sans réveiller personne. En la soulevant un peu avant de la laisser retomber sur ses gonds, ça n’est pas très difficile. Je me sens solide, prêt pour cette trappe.
6.
Je suis assis sur les marches étroites. Je suis protégé du monde ordinaire par la porte brune, solidement refermée. Au-dessus de moi, la trappe est ouverte sur la minuscule chambre mansardée. J’entends le vent
et les gouttes de pluie qui frappent l’ardoise et la vitre de la petite fenêtre. Le lit coincé sous la pente n’est qu’une couchette sur laquelle une couverture noire pliée en carré et une chaise de paille renversée
dorment depuis des décennies. Dans le fond du réduit, car ça n’est vraiment rien de plus, un coffre de bois abrite des paperasses moisies et un ours en peluche aussi gris que les nuages. Dans le carré de lumière
qui tombe de la lucarne, un petit bureau, son plumier et un crayon solitaire dans la rainure du plateau vermoulu. Quel écrivain maudit est venu se réfugier ici ? De quels poursuivants la porte a-t-elle réussi
– ou non- à l’abriter ? Qui se souvient encore de tout ça ?
Presque nu sur ces marches dures, malgré les frissons qui m’agitent peu à peu, je prolonge ce moment le plus possible. Ici, le monde ne peut pas pénétrer. Il n’y a que moi, mes questions et l’ombre d’un inconnu
mort depuis longtemps. Un fantôme. À quoi pensait-il, pendant tous ces jours et toutes ces nuits qu’il a passées sous ces ardoises ? Lui est-il arrivé, un soir d’orage et de cauchemar, d‘émerger des bras
d’une femme en suffoquant sur sa couchette, solitaire et pitoyable ? Je crois bien que oui. Quelque chose dans la poussière et dans les ombres de ce recoin me dit que oui. Les trépidations de la porte condamnée
entre cet espace de silence et les grondements du monde extérieur me crient que oui. Un grelottement me secoue et me jette une question :
― Tu sais ce que tu veux vraiment ?
― Je veux dormir avec Léa !
― Et elle le sait ?
― Euh, … je crois que oui.
― Tu le lui as dit ?
― Ben, … non.
Je baisse la tête, je m’entoure de mes bras et je remonte mes jambes contre mon corps pour avoir moins froid. La porte tremble à nouveau.
― Et Léa, tu sais ce qu’elle veut ?
― Oui, je sais. Elle a bien voulu m’embrasser !
― Mais ?
― Mais elle ne veut pas d’un garçon trop jeune.
― Et tu as fait quoi pour changer ? Pour grandir un peu ?
― Ben, …
― Tu as crâné avec ton Romain devant les copines ?
Cette porte m’inspire des délires désagréables et de toutes façons je me gèle. Je me lève. J’ouvre précautionneusement, je prends pied dans le couloir et je referme le plus silencieusement possible.
Il est deux heures du mat’ et il faut aller dormir un peu.
7.
― Virginie, tu ne dors pas ?
Il est trois heures et demie et la voix assourdie de mon père traverse les cloisons de la maison endormie. Puis, plus rien. Je me retourne et je replonge dans mes rêves. Léa qui me sourit. Léa qui a cessé
de prendre des années et moi qui ai maintenant son âge. Léa qui ne dit plus « Tu es trop jeune », qui me prend la main et me guide à travers le bois de la Tête Ronde.
Virginie n’a pas répondu à son mari. Mais Virginie ne dort pas. Elle ne peut empêcher l’histoire de la porte brune et de la chambrette sous le toit de tourner dans sa tête. C’est Mamie Cécile qui lui a raconté,
il y a longtemps déjà. C’était pendant la guerre, l’occupation. L’arrivée à la maison d’un journaliste recherché par la police. Un jeune qui avait eu l’imprudence de dénoncer l’antisémitisme actif du gouvernement.
Il était seul, malade et on l’avait assuré qu’il trouverait refuge ici. On le cachait dans ce grenier obscur et c’était Cécile, la jeune fille de la maison, qui lui portait ses repas.
L’Oncle Marcel, celui qui était premier conseiller municipal, avait eu vent de l’affaire. Il avait tonné :
― Mais vous êtes fous ! Un hors-la loi, caché dans ma famille ! Vous ne vous rendez pas compte que ma prochaine candidature à la mairie attire tous les regards. Les ténors du parti, la gendarmerie, les Allemands,
l’Abwehr. Un bandit caché chez ma sœur ! Il doit disparaître, vite !
Quand la toux du jeune homme avait empiré, on n’avait pas appelé le médecin, malgré les demandes angoissées de Cécile. Plusieurs semaines plus tard, l’Oncle Marcel était dans la cuisine et demandait :
― Alors, ce malfaiteur ? J’espère qu’il est parti ? Définitivement parti ?
Personne n’avait répondu et tous les regards s’étaient tournés vers Cécile. Celle-ci avait baissé la tête. Elle avait porté la main sur sa hanche, puis l’avait prestement retirée. Sans relever son visage,
elle avait hoché la tête deux fois, lentement. Puis elle avait quitté la pièce. La mère de Cécile avait lancé un regard noir à son frère, sourcils joints comme un orage sur l’horizon, puis simplement ajouté :
― Il est parti.
La vie avait continué. Cécile s’était mariée peu de temps après. Elle avait très vite donné naissance à sa première fille, la mère de Virginie. Mais jamais plus on ne parlait de ce jeune emporté par
la tuberculose, ni de la chambre sous le toit. L’Oncle Marcel, devenu maire de la commune, n’était pas revenu à la maison. La porte brune restait fermée. Et la clé avait disparu.
8.
Quelques jours après mon séjour nocturne sur les marches, j’ai poncé la porte de bois et je l’ai vernie. Elle est en Pin d’Orégon, solide et imputrescible. La frégate L‘Hermione, celle qui a emmené Lafayette
en Amérique en 1780, avait des mâts de hune faits de ce bois. La couleur jaune rosé de cette essence, avec des veines brun rosé, parfois rougeâtres, est splendide pour le pont d’une goélette. Bref, ma porte
est magnifique.
Maman a dit :
― Moi, j’aurais préféré du blanc. Mais elle est très bien comme ça. N’y touche plus. Surtout, tu veilles à ce qu’elle reste bien fermée ?
J’ai parlé à Léa. Ça a été un peu tendu, par moments. Un peu plus tard, quand je lui ai montré la photo de la porte sur mon téléphone, elle a appuyé son bras nu contre le mien pour mieux voir. Je n’ai plus bougé,
j’ai retenu ma respiration. Après un moment, elle a dit d’une voix changée :
― C’est très beau... Tu pourrais venir chez moi mardi après-midi ? Océane est en cours et moi non. J’aimerais bien que tu me fasses…
Elle s’est écartée de moi et ses joues sont devenues très rouges. Moi, j’avais les yeux fixés sur ses lèvres pleines.
― J’aimerais bien que tu me fasses ça pour la porte de ma chambre.
On se laisse porter par le récit mais finalement...
Morag 14nov2021 17:24
Sympa, l'histoire monte en suspense jusqu'à la fin inattendue.
Françoise C. 01jan2022 21:43
J'aime beaucoup la progression du récit, l'originalité de l'histoire et aussi de l'écriture.
Sylvie 16jan2022 12:37
Beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle. Pour une fois j'aurais presque préféré ne pas savoir ce qui se cachait finalement derrière cette porte !!!
Eliane 26jan2022 20:02
Touchants souvenirs d'enfance avec ton petit frère, Damien, bien facétieux ma foi. Ce conte m'a profondément touchée, car ma cadette, Marie-France, ma petite confidente très intrépide, était vraiment
le "copié-collé" de Damien. Ce qui donnait lieu à de petites chamailleries ... qui m'ont d'évidence poussée à bien ranger mes trésors dans les tiroirs.
Catherine M. 13jun2024 14:33
Au moment de l’annonce des résultats des Européennes, tristement l’horrible vague brune qui recouvre la carte de France... fait écho à la sinistre porte sombre éponyme, la porte brune dégoulinant de traînées rouges.
J’aime beaucoup cette nouvelle, l’atmosphère inquiétante,... le côté un peu cruel et violent de cet enfant qui petit à petit apprend à se maîtriser et à parer les coups avec d’autres armes que la colère ou la violence,
et apprend à s’élever à la hauteur de l’amour.
Avec la couleur marron foncé, la nouvelle... évite tout manichéisme... J'aime la métamorphose de la porte en objet d’une grande beauté, ses couleurs ... associées à la liberté (Lafayette), aux grands espaces de l’océan...
J’aime beaucoup la chute avec son trait d’humour, et la retenue pudique soudaine de Léa. Bref je trouve que c’est une nouvelle vraiment achevée et très réussie.
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01nov2021 18:04
14nov2021 17:24
01jan2022 21:43
16jan2022 12:37
26jan2022 20:02
13jun2024 14:33
J’aime beaucoup cette nouvelle, l’atmosphère inquiétante,... le côté un peu cruel et violent de cet enfant qui petit à petit apprend à se maîtriser et à parer les coups avec d’autres armes que la colère ou la violence, et apprend à s’élever à la hauteur de l’amour.
Avec la couleur marron foncé, la nouvelle... évite tout manichéisme... J'aime la métamorphose de la porte en objet d’une grande beauté, ses couleurs ... associées à la liberté (Lafayette), aux grands espaces de l’océan...
J’aime beaucoup la chute avec son trait d’humour, et la retenue pudique soudaine de Léa. Bref je trouve que c’est une nouvelle vraiment achevée et très réussie.