

(Haïbuns - Gogyōkas)
Le soir enflamme le crépuscule,
C’est l’heure à laquelle je revenais vers toi.
Mais depuis longtemps tu ne m’attends plus,
Je n’entrouvre plus la porte de ton jardin.
Ma bouche n’a jamais prononcé les paroles espérées.
La feuille blanche est devant moi,
J’ai tant de silence à enjamber.
J’attends le chant d’un merle,
Le reflet d’un nuage d’orage sur une flaque d’eau,
Qui m’aidera à te dire pourquoi je me suis enfui.
Le soir étouffe le crépuscule,
C’est l’heure où parfois je me souviens de nous.
Mais cela, je ne l’écrirai jamais.
Les mots ne pourront pas dire la rencontre, ni la séparation.
Les traces d’un pastel sur le grain du papier, peut-être ?
Le crayon est dur et froid sous mes doigts,
Les images tournoient sous mes paupières.
Mon regard effleure les vagues et les dunes coléreuses.
Soudain les formes et les ombres se jettent sur le papier,
Et ma main suit les empreintes de cette lumière.
14feb2022 14:21
16feb2022 19:35
voire de nostalgie, retour sur un passé douloureux...
bouffées de mélancolie qui touchent à coup sûr le lecteur de leur puissance.
26oct2022 15:56
22nov2022 10:25
07jun2024 13:56