Poèmes 3

Mis à jour le 19 juin 2024.



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Certains textes ne se montrent qu'à la nuit tombée, furtivement. Essayer ?     
Course en raquettes


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Un pied après l’autre,
Mes pas se posent dans tes traces.
Autour de nous la forêt rêve,
Enfouie dans sa blancheur d’hiver.

Sans hâte, les arbres descendent vers nous.
Ils s’écartent un peu, puis referment leur silence
Sur nos empreintes mêlées.
L’air froid fait trembler ta course lente.

Loin derrière nous, la vallée n’existe plus,
Les douleurs et les chagrins sont restés là-bas.
Ici règnent l’aiguille de pin, le pignon,
Et le creux de la combe frileuse.

Une jambe après l’autre,
Mon corps suit le tien.
Le sang de ma jeunesse impatiente
Revient soudain faire tressaillir mes membres.

Un pas après l’autre,
Mes bras se tendent vers tes hanches.
Mes lèvres engourdies n’en diront rien
Et les épicéas complices garderont ce secret.

juin 2024 --- 5 commentaires
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Plateau enneigé



Que l’heure de l’amour d’une autre soit suivie,
Gérard de Nerval, 1851



Son pas silencieux est indécis.
Le gris de son regard flotte
Comme une brume d’hiver
Sur les vitrines et les passants.

Une silhouette à sa rencontre,
À peine plus élancée.
La chaleur de ses yeux bruns
A soudain figé le temps.

Un instant plus tard, le soir est là, et la surprise éclaire les yeux gris.

Les songeries favorites de l’un
Parent les lèvres de l’autre
D’une moue gourmande,
De coloris et de parfums de montagne.

Passent les jours et les giboulées.
— Tu n’aimerais pas retourner en randonnée ?
Comme il y a deux ou trois ans, la combe frileuse,
Le Praz blanc, nos traces sur la neige tendre...

Passent d’autres saisons et d'autres encore.
— Tu dois partir maintenant ?
Ne me laisse pas sans nouvelles,
Pas trop longtemps ...

juilet 2024 --- 1 commentaire
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Choses que j'aurais dû lui dire

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Je ne t'attendais pas. Le thé avait le simple goût du matin.
Tout était calme et serein. Au fond de l'océan, le volcan dormait.
Tu aurais pu ne jamais venir. Rien ne serait arrivé.
Dans cette vie ou dans une suivante, tu devais venir.
Le thé a changé de goût. Son amertume m'enivre désormais.
Je n'ai rien vu. Tu n'as rien dit.
Le défilement des jours s'est follement accéléré.
Pourquoi n'ai-je pas vu tes larmes ?
Le chat a boudé, depuis le début.
Dans la tasse, le thé dessine d'étranges figures,
Lentement se mêlent des orbes menaçants.
La lumière des jours est devenue rouge et sombre.
Ta marque est restée sous ma peau.

--
D'après Sei Shonagon - Notes de chevet (XIème siècle)

Tasse de thé

janvier 2019 --- 2 commentaires
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Dix mesures



Une guitare, une intro swing,
Un simple arpège
En La mineur 7ème.

Le chanteur attend.
Mais cette pulsation discrète ?
Un balancement ternaire entre par surprise.

Un rythme précipité, la vie qui bat
Dans un coeur minuscule
Bien avant le jour de la naissance.

Les yeux du chanteur s'égarent.
Cachée derrière les dissonances de la guitare,
Une voix aigüe appelle, de jour ou de nuit.

Souffle la vie, souffle les années.
Vertiges des genoux écorchés
Et des tendresses inconnues.

Le poète Luis de C. avait prévenu
"L'amour est un feu qui brûle sans être vu."
Trop tard ! La joie et le chagrin fleuriront bientôt.

Les paupières peuvent abriter
Des éblouissements plus forts que la pluie
Et des yeux rougis au petit matin.

La longue houle des émotions
Qu'on ne peut oublier
Emplit les corps.

Après l'orage et les flammes,
La guitare joue son invite
Pour les voix.

Dixième mesure.
Les chanteurs sont prêts.
Accorder la joie et la tristesse, maintenant.

Abstraction géométrique

avril 2024 --- 1 commentaire
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Paris Orly
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