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Le 7 novembre 2025



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Certains textes ne se montrent qu'à la nuit tombée, furtivement. Essayer ?     
Le café du matin



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Il fait encore nuit. Je vacille dans la cuisine. La cafetière crache sa colère sans retenue.

Toc, toc ! On frappe à ma porte ! A cette heure-ci ! Je n’attends personne. Je dérive jusqu’à la porte d’entrée... Zut ! Où ai-je mis les clés ? Soudain, un souffle sur le palier, comme un coup de vent sur des feuilles mortes. Et le visiteur ouvre la porte… Il n’a pas touché à la serrure. Rien.
Il m’a simplement ouvert. Sans un bruit.

Le visiteur est plutôt ... une forme blanchâtre translucide, plus mince que moi, légèrement plus petite. Elle ne dit rien. Elle danse doucement dans le jour naissant qui nous éclaire peu à peu. Derrière moi, la cafetière siffle la fin de cet instant étrange. Je peux juste balbutier :

― Euh… Un café ?

La forme envoie un mouvement lumineux vers la cuisine. Une demi-seconde plus tard, une tasse de café expresso fumant se tient à la hauteur de la silhouette blanche. Et une autre réchauffe ma main mal assurée. Nous buvons chacun, face-à-face dans l’entrée restée ouverte. Après quelques gorgées amères, un autre jet de lumière bleutée. Les tasses disparaissent. Un souffle de feuilles mortes murmure distinctement :

― Je savais que je te retrouverais.

Et je reste debout dans mon entrée, face à un palier vide. Un frémissement s’enfuit dans la lumière du jour.

Esprit du matin

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Debussy HP

novembre 2025 --- 4 commentaires
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